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News

- « Sendwe Mining », Socio-anthropologie du monde social de l’hôpital à Lubumbashi (RD Congo), la thèse d’Aimé Kakudji, soutenue au LAMC en 2010 (dir. Pierre Petit), a été nominée pour le Prix de la coopération belge au développement 2012.

- Nous avons le plaisir d’annoncer que le Prix du Rayonnement International de l’ULB a été décerné à Raluca Nagy pour l’année 2011. Grâce à ce prix, elle efffectuera un séjour post-doctoral d’une année à l’Université de Leeds (UK)

- A partir de janvier 2011, David Berliner sera le co-éditeur de la revue Social Anthropology (EASA), en collaboration avec Mark Maguire (et Vlad Naumescu pour la review section).

Ouvrages publiés en 2011

- Vient de sortir (2011) : Le patrimoine culturel immatériel. Enjeux d’une nouvelle catégorie. Edité par Chiara Bortolotto.

- Vient d’être édité (2011) : Funerals in Africa. Explorations of a Social Phenomenon. Edité par Joël Noret et M. Jindra. New York et Oxford, Berghahn.

- Vient de paraître : Mort et dynamiques sociales au Katanga, par Joël Noret et Pierre Petit (2011). Tervuren-Paris, MRAC, l’Harmattan (collection “Cahiers Africains”).

Projets en cours

Pôle de réflexion anthropologique sur les politiques de l’Unesco (David Berliner, Manon Istasse, Chiara Bortolotto)

L’Unesco, institution internationale dont les politiques sont notamment vouées à la préservation des cultures et des patrimoines, constitue un domaine de recherche captivant de par les divers enjeux sociaux, politiques, économiques, culturels, religieux,… qu’elle embrasse. Tout d’abord, il s’agit d’une organisation internationale dont l’ethnographie des pratiques bureaucratiques reste à faire. Ensuite, la mise en lumière des effets de la patrimonialisation de biens matériels et immatériels amène l’examen des concepts de mémoire, de tradition, de permanence et de perte ; des mécanismes de transmission déployés dans des contextes particuliers, et de leur articulation aux politiques de conservation ; des multiples facettes des discours de la nostalgie ; des arguments avancés par l’Unesco et de ce que cette institution sanctifie au-delà du patrimoine.

Aussi, nous cherchons à interroger le rôle joué par ces mêmes politiques dans la formation des identités nationales et l’instrumentalisation de la mémoire dans des contextes souvent postcoloniaux et postconflictuels. Pour des anthropologues, il s’agit notamment de questionner le sens de la conservation dans des environnements religieux différents du milieu où est produit le discours occidental sur la préservation du patrimoine Mais encore, les configurations inédites produites par ces politiques méritent une attention toute particulière : développement d’activités culturelles et éducatives, émergence d’associations culturelles, naissance d’évènements culturels, engouement des touristes étrangers pour un patrimoine qui leur est extérieur. Ainsi se posent les questions des images véhiculées par ces politiques de préservation, de la performativité du discours et du succès de l’Unesco.

Dans la mesure où le label Unesco, communément considéré comme une garantie du caractère exceptionnel d’un patrimoine, attire les visiteurs et participe au développement du tourisme, les pratiques et les discours concernant la transformation de sites en lieux touristiques, l’impact du tourisme sur la définition et la conception de l’héritage culturel, et l’implication identitaire des populations dans le tourisme sont autant de processus à examiner. Comment est utilisé le patrimoine culturel dans le cadre de la promotion touristique ? Quelles sont les stratégies des acteurs touristiques situés à différents niveaux (touristes, Etats, régions, ville, locaux,…) ? Comment présenter un patrimoine culturel à un public hétéroclite quant à ses origines, objectifs, désirs,… d’une manière qui fasse sens pour le plus grand nombre ?

Il importe enfin de se plonger dans une lecture plurielle des actions, complémentaires ou divergentes, opérées autour et par les politiques de préservation menées par l’Unesco afin de comprendre ce que les acteurs sociaux, participant à l’unescoïsation d’un site, font du patrimoine. Ainsi, par les différents acteurs qui l’investissent et l’utilisent selon divers objectifs, le bien patrimonial est un "objet-frontière". Au-delà des institutions, il est intéressant de questionner les acteurs locaux du patrimoine et les exclus (volontaires ou non) des actions de patrimonialisation. La question des "attachements" des acteurs locaux au patrimoine classé (la relation avec et l’utilisation des objets culturels sensés appartenir à l’humanité entière) pose, entre autres, la question de l’universalité du Patrimoine Mondial, de l’existence d’une communauté universelle et du type de conscience développé autour du Patrimoine Mondial, Le patrimoine ainsi "unescoïsé" soulève donc différents questionnements que nous cherchons à déployer : les effets politiques, économiques, culturels, sociaux, esthétiques de la mondialisation ; le rôle de l’imaginaire dans le quotidien. Mais aussi, la vie sociale de concepts mobilisés comme ceux de tradition, nostalgie, mémoire et de transmission.

LAMC - Institut de Sociologie, 12ème étage, 44 avenue Jeanne, 1050 Bruxelles - Belqique Téléphone: +32-(2)-650 37 98 - lamc@ulb.ac.be - site réalisé par Vertige asbl